jeudi 9 août 2012

Retour à la librairie Livre Sterling

Après avoir posé mes valises dans la patrie de Montaigne, un passage dans la capitale s'imposait.
Je suis retournée sur les lieux qui ont marqués mes vingt années de vie à Paris et je suis, entre autre, passée à la Librairie Livre Sterling de l'avenue Franklin Roosevelt.



Photo empruntée au sympathique site :










Au milieu d’un désordre ordonné, parmi  les livres, les souvenirs, les photos d’acteurs et d’hommes célèbres, c’est avec joie que je suis entrée dans ce sanctuaire des livres.
Je me suis faufilée, comme en pèlerinage, entre les étals. J'ai feuilleté un livre, puis deux, puis trois et comme au bon vieux temps, je ne savais plus lequel choisir. J’ai caressé plusieurs ouvrages, les ai ouverts, j’ai lu les premières pages, consulté le résumé de l’éditeur mais plus que tout, j’ai lu avec attention les commentaires du libraire. Ces commentaires, rédigés sur des bristols déposés sur le bas de la couverture, ont guidé mes lectures durant plus de dix ans.
Combien de fois ais-je arpenté le trottoir de cette librairie située à proximité d’un très sympathique magasin de chocolats. En femme pressée, à l’heure du déjeuner, en dilettante le soir après le travail, en flânant, les jours où moins occupée, je passais la plupart de mon temps libre à lire les commentaires et m’inspirais de l’avis du libraire avant de me diriger vers la caisse les bras chargés d’ouvrages.
Mais ce jour-là, absente depuis longtemps de l’hexagone, je me retrouvais comme à l’accoutumée, indécise devant le vaste choix qui s’imposait à moi lorsque je fus attirée par la couverture d’un livre dont le titre m’interpella. « Un libraire en colère ». M’approchant plus près, je découvrais la photo du libraire en personne sur la couverture.
Curieuse, j’ai acheté le livre. Je me suis replongée avec plaisir dans l’époque où je travaillais dans le quartier, cette époque révolue où j’avais été une cliente assidue de cette librairie. 
Aussi surprenant que cela puisse paraître, je me suis reconnue dans plusieurs personnages décrits dans ce livre.
J’ai été à la fois, la personne qui demande son chemin (avec la formule de politesse s'il vous plait !). Celle qui pressée à l'heure du déjeuner venait reluquer les dernières sorties littéraires mais n'achetait rien par manque de temps. Celle aussi qui venait consulter les commentaires apposés sur les couvertures des livres... Et non cher Monsieur Delhomme, je ne me donnais pas une contenance. Je ne pouvais simplement pas résister à l’appel du livre. Je passais à la hâte, m’arrêtais devant la vitrine comme poussée par un élan mais stoppais devant vos étals. Pressée par mes contraintes professionnelles, je me contentais juste de caresser les ouvrages des yeux avant de revenir, le soir ou le lendemain,  pour acheter les trésors qui trônent aujourd'hui sur les étagères de ma bibliothèque.
 
Si j'ai apprécié  l'humour sous-jacent et les propos tenus, en particulier pour les souvenirs qu'ils me rappellent,  je note une amertume, presque une aigreur dans certains d'entre eux. Quel dommage...
Je fais partie de ces optimistes qui croient encore en l'avenir de l'industrie du livre papier. Oui c'est certain, il y a moins de lecteurs, oui encore, les nouvelles technologies gagnent du terrain sur le papier mais il y aura toujours des inconditionnels pour faire aimer les livres.

A vous, à nous et à tous les amoureux de la littérature de le faire comprendre aux autres. Même si nous trouverons toujours sur notre chemin -comme ce fut le cas pour l'auteur- quelques individus suffisants pour prétendre que la lecture est une perte de temps.


Un Libraire en colère
aux Editions l'Editeur

Pour plus d'information sur le livre :

mardi 19 juin 2012

FIN DE L'EXIL


Chers lecteurs, internautes, amis …  Aujourd’hui je ne vous parlerais pas de  livre, mais j’ajouterais plutôt une page à la Genèse de ce blog. Mon exil volontaire aux Antipodes s'est achevé. Ce blog qui avait vu le jour huit mois après mon installation en Océanie, prend  fin pour devenir www.voyagesautourdeslivres.com.
Ce site créé peu de temps  avant mon départ nécessite encore beaucoup de mises au point, de mises à jour de structure et de contenu.
Pour toutes ces raisons, je vous demande d’être indulgent, patient et même critique,  alors,  n’hésitez pas,  laisser vos commentaires,  vos remarques, vos avis. Twitter, si vous le souhaitez, partagez sur Facebook, soyez fan si vous le désirez ou même auteur, dans la partie « A vos plumes ».

Je vous laisse découvrir l’univers de Voyages autour des Livres qui évoluera au fil des mois.
Pour l’heure je reprends mes marques dans la patrie de Montaigne et de La Boétie.

Si vous souhaitez me contacter vous pouvez me joindre à l’adresse suivante : contact@voyagesautourdeslivres.com
Restons en contact. 


samedi 9 juin 2012

FAITE VOUS-MEME VOTRE MALHEUR

Faites vous-même votre Malheur de Paul Watzlawick


Notation de l'auteur 

Vivre en conflit avec le monde et, en particulier, avec les autres hommes, voilà qui est à la portée du premier venu, mais sécréter le malheur tout seul, dans l'intimité de son for intérieur, c'est une autre paire de manches. On peut toujours reprocher son manque d'amour à un partenaire, attribuer les pires intentions à un patron ou mettre sa propre mauvaise humeur sur le compte du temps qu'il fait - Mais comment s'y prendre pour faire de soi-même son pire ennemi ?

Résumé de l'éditeur 
Le livre de Paul Watzlawick se veut une parodie des livres de conseils pratiques (comment construire soi-même sa maison, comment se faire des amis, etc...). L'auteur y examine tous les moyens qui sont à notre disposition pour nous rendre vraiment malheureux ; soit ceux que nous pratiquons déjà sans avoir besoin de conseil (ruminer sur le passé, ou exiger de la personne aimée qu'elle partage absolument tous vos goûts par exemple), soit ceux qui exigent une technique spéciale : à ce titre, nous sont d'ailleurs prescrits quelques exercices pratiques gradués selon leur difficulté. Car si la vie est un jeu, elle doit relever de la théorie des jeux ; et si la situation est désespérée, la solution est peut être désespérément simple...

Mon humble avis
Si j'ai changé quelque peu de littérature c'est dernier temps, c'est que j'ai dû essayer de comprendre le comportement de certains individus qui m'entourent. Mes lectures se sont portées vers des ouvrages plus philosophiques. Celui-ci est un peu compliqué au démarrage mais l'humour qu'y met son auteur pour faire passer des vérités qui nous échappent, le rend excellent. J'ai particulièrement apprécié le passage qui concerne la notion d'altruisme et celui sur la relation avec l'étranger et les différences culturelles.

A noter également les citations de Dostoïevski/ Les Possédés :
"Tout est bien... Tout.
L'homme est malheureux parce qu'il ne sait pas qu'il est heureux. Ce n'est que cela. C'est tout, c'est Tout !
Quand on le découvre, on devient heureux aussitôt, à l'instant même..."

LA PORTE DES ENFERS




L’histoire prend place en Italie, dans les tréfonds de Naples. Mattéo, chauffeur de taxi, hante les rues de cette ville, à la recherche de son fils Pippo, assassiné dans ces mêmes ruelles.
La rencontre hasardeuse avec différents personnages  « estropiés » par la vie ; un curée, un professeur, un bistrotier, une prostituée, lui permettra de surmonter son chagrin.
Un roman fort, où la mort, la souffrance, le souvenir, la nostalgie même, se côtoient à chaque page. Encore un ouvrage de Laurent Gaudé que ne laisse pas indifférent.

La Porte des Enfers de Laurent Gaudé aux Editions Actes Sud

lundi 21 mai 2012

LE SOLEIL DES SCORTA



Laurent Gaudé nous avait amené en Lousiane avec son livre Ouragan , nous le retrouvons aujourd'hui en Italie avec la famille Scorta.
Un paysage aride, un soleil au zénith, quelques oliviers, un village où les secrets se chuchotent derrière les portes, une place avec son église et son curé dont les sermons sont légions, tel est le décor choisi par Laurent Gaudé pour présenter la saga de la famille Scorta dans ce petit village des Pouilles.
On plonge dans cette histoire touchante où Laurent Gaudé décrit avec des termes simples mais précis, la pauvreté, la méchanceté, la rudesse de personnages attachants, agaçants aussi peut-être mais qui ne laissent pas indifférent.
Un livre d’une grande qualité que l’on lit d’une traite et qui nous laisse seul lorsque la dernière page est tournée.
Le soleil des Scorta de laurent Gaudé aux éditions Babel (prix Goncourt 2004)

dimanche 13 mai 2012

Avenue des Géants




Nouveau roman dont l'histoire prend place en Californie. 

Al Kenner de son vrai nom Edmund Kemper, auteur de crimes en série, est enfermé depuis des années dans une prison californienne.
Marc Dugain réalise une prouesse en se mettant dans la peau du tueur pour nous transmettre les motivations et les sentiments qui ont animés ce meurtrier, au  QI supérieur à celui d’Einstein, entre les années 1960 et 1970. Kenner/Kemper à la personnalité complexe, est à la fois touchant, troublant et détestable dans sa lutte contre ses propres démons.
Marc Dugain ne se contente pas de relater l’histoire de cet homme qui défraya la chronique, il en fait un hymne à la route et aux grands espaces américain,  avec pour toile de fond les périodes hippie qu’il nomme celle de la « contre-culture », de la  guerre du Vietnam et de l’assassinat de JF.Kennedy.
Excellent roman, je vous le recommande.

Avenue des Géants de Marc Dugain aux Editions Gallimard



vendredi 4 mai 2012

OURAGAN

Un autre livre dont la trame se passe aux Etats-Unis. 
Cette fois-ci nous sommes en Louisiane, au cœur de l’ouragan Katrina qui fit nombre de victimes et ravagea l’écosystème environnant.

Laurent Gaudé brosse, tel un peintre, un tableau bouleversant. Touche après touche, avec beaucoup d'émotion, il dépeint le sort mais également l’histoire personnelle de ces individus frappés par le destin.



Ouragan de Laurent Gaudé aux Editions Actes Sud